EDILTECO AUX CÔTÉS D’ENRICO MONARI SUR 4 711 KILOMÈTRES PLACÉS SOUS LE SIGNE DE LA SOLIDARITÉ
11 08 2026

EDILTECO AUX CÔTÉS D’ENRICO MONARI SUR 4 711 KILOMÈTRES PLACÉS SOUS LE SIGNE DE LA SOLIDARITÉ

Je me demande: est-ce que vous le feriez ? Partir à vélo de San Felice sul Panaro et aller jusqu’au cap Nord.

Honnêtement, je ne le ferais pas. Pourtant, suivre Enrico Monari étape après étape, c’était entrer peu à peu dans son voyage. Nous ne pédalions pas à ses côtés, mais chaque nouvelle nous emmenait un peu plus au nord: la météo, les efforts, les rencontres, les détours et les problèmes avec le vélo. Nous avons soutenu Enrico, raconté son voyage sur nos réseaux sociaux et attendu chaque nouvelle étape, partageant l’enthousiasme des meilleures journées et l’inquiétude lorsque la route devenait plus difficile.

Au fil de ces 62 jours, son aventure à vélo est devenue une histoire partagée. Le voyage d’Enrico a été bien plus qu’un simple exploit sportif: c’était un défi personnel mis au service d’une cause importante, capable de mobiliser aussi bien ceux qui le connaissaient déjà que ceux qui ont commencé à le suivre en cours de route.

Le voyage en chiffres

4 711 kilomètres parcourus à vélo, 28 678 mètres de dénivelé positif, sept pays traversés et 62 jours de voyage.

De San Felice sul Panaro jusqu’au cap Nord, Enrico a traversé l’Autriche, l’Allemagne, la République tchèque, le Danemark, la Suède, la Finlande et enfin la Norvège. Kilomètre après kilomètre, il a poursuivi un objectif précis : transformer un défi personnel en un voyage placé sous le signe de la solidarité.

Avec le projet «Una Pedalata per la Vita», il a choisi de transmettre le message d’AVIS et de sensibiliser à l’importance du don de sang et de composants sanguins, tout en soutenant une collecte de fonds destinée à un projet de prévention consacré au dépistage et à la cartographie des grains de beauté.

Edilteco a cru en ce projet dès le début. Nous avons suivi le départ d’Enrico et les différentes étapes de son parcours, relayé ses récits sur nos réseaux sociaux et contribué à donner de la visibilité à la collecte de fonds. Mais surtout, nous avons choisi de rester à ses côtés même lorsque le voyage ne se déroulait plus comme prévu et qu’il fallait s’arrêter, faire face aux difficultés et repartir.

Quand la route change les plans

La route vers le cap Nord s’est révélée longue, exigeante et tout sauf prévisible. La météo n’a pas épargné Enrico: au col du Brenner, le thermomètre affichait déjà à peine 5 °C, et pendant une grande partie du parcours, le froid, le vent et la pluie ont remplacé la chaleur étouffante qu’il avait laissée derrière lui dans la région de Modène.

Puis sont arrivés les crevaisons, les chutes, les montées, les descentes et même une véritable « armée » de moustiques avant Berlin. Chaque journée pouvait prendre une tournure inattendue, obligeant Enrico à revoir son emploi du temps, à gérer ses forces et à repenser son itinéraire.

Le contretemps le plus important est survenu lorsque son vélo est tombé en panne. Le voyage a dû être interrompu et Enrico a été contraint de rentrer en Italie pour récupérer un vélo de remplacement. Pour tous ceux qui le suivaient à distance, ces journées ont marqué un tournant décisif: il ne s’agissait plus seulement d’attendre la prochaine étape, mais de se demander si — et comment — il parviendrait à reprendre la route.

Nous avons raconté ce qui s’était passé sur nos canaux, suivi chacune de ses nouvelles et partagé avec lui la frustration de cet arrêt forcé. Puis le nouveau vélo est arrivé, et avec lui le soulagement de pouvoir enfin repartir.

Par moments, l’effort est devenu si intense qu’Enrico a pensé, ne serait-ce qu’un instant, à tout abandonner et à rentrer chez lui en avion. Mais seulement un instant. Sa détermination lui a donné la force de continuer et, jour après jour, Enrico a poursuivi sa route. Après tout, avant son départ, il l’avait lui-même dit en souriant: «Je suis fou.»

Quand les chemins se croisent

Plus les kilomètres s’accumulaient et plus le cap Nord se rapprochait, plus il devenait évident que la route n’apportait pas seulement des efforts et des imprévus. Elle apportait aussi des rencontres, des histoires et des personnes capables de donner une signification particulière à chaque étape.

Il y a eu Esa, un écrivain finlandais qui a offert à Enrico un livre pour Roberta et lui a fait découvrir un petit village aujourd’hui abandonné. Puis Steve, un motard allemand venant du cap Nord, avec qui quelques gestes et l’aide d’un traducteur ont suffi pour se comprendre et se souhaiter bonne chance. Et enfin Loi, un jeune Français lui aussi en route vers le nord à moto, avec qui Enrico a partagé un excellent déjeuner, beaucoup de rires, quelques difficultés linguistiques et une sympathie spontanée.

Des rencontres de passage, souvent limitées au temps d’une pause ou d’une seule étape, mais suffisantes pour rappeler qu’un voyage aussi long ne se résume jamais aux kilomètres parcourus. Il est aussi fait des personnes rencontrées en chemin et de la manière dont, pendant quelques heures, elles deviennent elles aussi une partie du voyage.

Toujours plus au nord

De Stockholm à la Finlande, avec une halte au Kaustinen Folk Music Festival, le paysage a commencé à changer. Les distances se sont allongées, les villes et villages se sont faits plus rares, et l’immensité du Nord s’est dévoilée de plus en plus clairement.

Enrico a continué à pédaler jusqu’à atteindre le cercle polaire arctique. Le 23 juillet, il est arrivé à Rovaniemi et au village du Père Noël: une étape symbolique, au milieu de paysages immenses, de rennes au bord de la route et, enfin, de quelques rayons de soleil après tant de pluie.

Le 4 août, il a atteint Honningsvåg, après avoir encore affronté le mauvais temps, d’innombrables montées et descentes, une météo capable de changer plusieurs fois en l’espace d’une heure, des supermarchés de plus en plus éloignés et la nécessité constante de gérer avec attention ses forces et ses provisions.

À ce moment-là, le cap Nord n’était plus qu’à quelques kilomètres. Après des semaines à suivre chacune de ses étapes et à attendre chaque nouveau récit, la distance nous a soudain semblé, à nous aussi, beaucoup plus courte.

La dernière partie, ensemble

Pour Enrico, cependant, l’arrivée ne pouvait pas être simplement un point sur une carte. Il manquait encore une personne: Roberta, avec qui il voulait partager la dernière partie du voyage.

Le 7 août, elle l’a rejoint en avion et ils sont ensuite repartis ensemble vers le cap Nord, chacun sur son vélo. Le lendemain, ils se tenaient enfin devant le célèbre globe du cap Nord.

Devant ce globe se trouvaient Enrico et Roberta. Mais ce moment appartenait aussi à tous ceux qui avaient suivi ces 62 jours de voyage: sa famille, ses amis, les sponsors et tous ceux qui, étape après étape, attendaient une nouvelle, envoyaient un message, passaient un coup de téléphone ou l’encourageaient simplement à distance.

Chaque publication sur les réseaux sociaux avait ouvert une fenêtre sur la route. Chaque message lui avait apporté un peu d’énergie supplémentaire. Et chaque imprévu — de la pluie au vélo cassé — avait renforcé encore davantage le sentiment de participation de tous ceux qui suivaient son aventure.

Nous aussi, chez Edilteco, nous étions là, à notre manière: en soutenant le projet, en racontant son parcours, en partageant les moments difficiles et en célébrant chaque nouveau départ. Nous n’avons pas pédalé aux côtés d’Enrico, mais nous l’avons véritablement accompagné — jusqu’au dernier kilomètre.

C’est pourquoi le cap Nord n’a pas été seulement le point d’arrivée d’un défi sportif. Il a représenté l’aboutissement d’un parcours capable d’unir détermination, solidarité et esprit de communauté.

Merci, Enrico, de nous avoir emmenés avec toi pendant tous ces kilomètres et de nous avoir permis de faire partie de «Una Pedalata per la Vita». Lorsque tu es arrivé au cap Nord, nous avons eu le sentiment d’y être arrivés avec toi.

 

Edilteco aux côtés d’Enrico Monari sur 4 711 kilomètres placés sous le signe de la solidarité
Edilteco aux côtés d’Enrico Monari sur 4 711 kilomètres placés sous le signe de la solidarité

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